PRATICO-PRATIQUE

Trouver son style dans l’écriture (partie 1)

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Karine Masson

Mars 2019

Détenir un style d’écriture, c’est le rêve de tout rédacteur.  Néanmoins écrire avec son propre style n’est pas une chose innée. Cela s’acquière, au fur et à mesure, et à mon sens, par l’expérimentation. Avant de trouver son style d’écriture, il faut déjà comprendre ce qui se cache derrière le mot « style ».

Ecrire c’est une affaire de style

Vous est-il déjà arrivé en lisant certains textes que vous aimeriez écrire comme ces auteurs ? Pourtant quand vous vous lancez, les quelques lignes que vous avez enchaînées à la sueur de votre ferveur, sont, selon vous, sans saveur… 

Déjà qu’avoir une idée à décrire ce n’est pas évident, mais en plus quand il s’agit de l’écrire avec style, c’est une autre affaire… de style. 

N’importe quel rédacteur, écrivain, s’est, à un moment ou un autre, intéressé à la question du style. Pas de sa manière d’être, mais bien de son style d’écriture, des caractéristiques de sa « plume ». Comment savoir si l’on a « un style », si ce que l’on écrit a « du style »? 

Dans sa version minimaliste, selon Aristote, la « première qualité du style c’est la clarté ». En clair donc, écrire simple suffirait à satisfaire le lecteur. Celui-ci (tout comme vous) se plaira à lire votre texte si ce dernier est bien écrit et passe un message. Vous écrivez pour informer d’une nouveauté, décrire un paysage, transmettre une émotion, le lecteur le comprendra d’autant mieux si c’est clairement exprimé.

Flaubert a largement développé le sujet dans ses Correspondances, se battant contre les répétitions et prônant la précision.

Le style est aussi une affaire personnelle

Pour trouver son style, il faut déjà savoir de quoi l’on parle. Avoir du stylesi l’on se réfère au Larousse, c’est la « façon particulière dont chacun exprime sa pensée, ses émotions, ses sentiments. »

Chaque individu, avec sa personnalité, sa sensibilité, son vécu, va donc apporter sa signature, son empreinte, aux mots qu’il emploie. En se connaissant soi-même on est donc plus enclin à révéler son propre style.

Quand j’ai effectué mes premières armes dans la presse écrite, j’enviais mes collègues journalistes qui alignaient les mots avec aisance. En lisant leur texte j’admirais la fluidité du propos, l’humour, les clins d’oeil, dissimulés ça et là… Mais tous me rassuraient : « Comme en peinture, le style ne s’apprend pas, il se travaille. »

« Le style est le vêtement de la pensée » – Sénèque

(partie 2 à découvrir en avril)